> Expositions / 2008/ Sparda Bank Stiftung, Hannover, Allemagne Art Prize Fondation Sparda Bank Fondation, Hanovre 1er octobre - 1er novembre 2008 Autocontrol - Tout le bien, tout le mal 10 pièces de 21,5 x 31 cm chacune, papier, impression, photo, rivets
Autocontrol - Tout le bien, tout le mal, 1974 - Partie 1. Je me réveille de son sommeil
Autocontrol - Tout le bien, tout le mal, 1974 - Partie 2. Je me brosse les dents
Autocontrol - Tout le bien, tout le mal, 1974 - Partie 3. Je me lave (je me lave)
Autocontrol - Tout le bien, tout le mal, 1974 - Partie 4. Ma chemise (Ma chemise)
Autocontrol - Tout le bien, tout le mal, 1974 - Partie 5. Mes chaussures
Autocontrol - Tout le bien, tout le mal, 1974 - Partie 6. Je bois du café
Autocontrol - Tout le bien, tout le mal, 1974 - Partie 7. Table de petit déjeuner
Autocontrol - Tout le bien, tout le mal, 1974 - Partie 8. Moi et mon travail artistique:: Nous faisons de la sécurité un événement
Autocontrol - Tout le bien, tout le mal, 1974 - Partie 9. Moi et mon travail artistique : Vous allez où ?
Autocontrol - Tout le bien, tout le mal, 1974 - Partie 10. Moi et ma sœur Marie
En 1973, le neurologue Philippe Gérault écrivait à propos de l'artiste Jean Guillaume Ferrée : « Les patients atteints d'agnosie rétrograde ont besoin de points de repère pour stabiliser leur identité – des points d'orientation immuables : un souvenir qui résiste à une perte soudaine de repères temporels et procure un sentiment de sécurité. À cet instant, le problème de l'intégration du présent et du passé disparaît ; il ne reste que le passé. » Ferrée s'est emparé de ces points de repère en 1974 à Brême, quelques mois avant sa mort, dans sa documentation photographique « Autocontrôle – Tout le bien, tout le mal », selon une perspective particulière. Ferrée a trouvé le modèle de cette œuvre en la personne de son ami, le sculpteur et performeur slovaque Juraj Bartusz (1933-2025), qui s'était fait photographier en 1971 lors de ses activités quotidiennes et avait fait certifier ces clichés. Dans la Tchécoslovaquie socialiste des années 1970, cette « autosurveillance » au sein de l'État de surveillance était perçue comme une provocation par les puissants. Ferrée a mis en œuvre cette idée sous un angle différent. Il s'est surveillé lui-même et, en documentant ses actions, ne s'est pas limité aux gestes quotidiens comme le petit-déjeuner et la toilette ; il a également inclus ses vêtements et ses effets personnels. Une chemise, des chaussures, la table à laquelle il s'asseyait – tout était photographié, documenté et officiellement certifié comme preuve de son existence pour la postérité. Robert Filiou a forgé l'expression « l'art d'être perdu sans se perdre ». Jean Guillaume Ferrée, quant à lui, s'est perdu dans l'art et dans la vie. Henry Pierre Bertin, 1978